Code de Déontologie de l'Accompagnante Périnatale
D'un point de vue général
La grossesse, l'accouchement, l'allaitement et le maternage sont des étapes physiologiques de la vie, naturelles et la femme et sa famille sont légitimes à choisir de quelle façon ils veulent les aborder.
Il est important que ces femmes et leurs familles soient respectées dans leurs préférences culturelles ou sociales.
Pour l'accompagnante
Elle ne peut se prévaloir de ce titre que si elle a reçu la certification définitive de la formation dispensée par le CeFAP.
Elle se doit d'avoir les outils nécessaires pour être disponible aux parents (téléphone portable, véhicule), selon les accords passés avec eux.
Elle accompagne les femmes, les couples, dans une notion de globalité, pendant la grossesse, au moment de l'accouchement et au retour à la maison, pour répondre au souhait des futurs parents d'avoir une même personne tout au long de ce processus, avec qui ils tissent des liens de confiance.
Elle les accompagne pour des accouchements en structure (hôpital ou clinique).
Elle vérifie que les futurs parents sont bien suivis médicalement par un médecin et/ou une sage-femme.
Elle n'est pas une sage-femme.
Pour la relation avec les parents
L'accompagnante offre aux futurs parents plusieurs compétences mais surtout, des valeurs comme la patience, la disponibilité, l'humilité, la neutralité, le respect, la liberté…
Afin que la relation professionnelle soit bien posée, l'accompagnante présentera un document écrit où seront consignés les termes de son engagement (limites, coût, binôme).
Elle a à cœur d'écouter dans le respect les souhaits et les désirs des parents mais aussi leur histoire. Elle est amenée à partager une certaine intimité avec eux et cela exige humilité et discrétion.
Elle respecte le secret professionnel et ne partagera des informations sur les parents qu'elle accompagne qu'avec le binôme choisi et exceptionnellement avec l'équipe médicale si cela s'avérait indispensable.
Elle a toujours à cœur de favoriser l'autonomie des futurs parents, de les aider à se positionner en tant qu'êtres responsables et ne fait pas de choix à leur place.
Quand des questions lui sont posées, elle s'efforce de répondre, de trouver les informations aussi vite que possible. Ces informations devront être aussi larges que possible et étayées.
Elle invite les futurs parents à rédiger un projet de naissance qui soit représentatif de leurs souhaits mais aussi recevable par la maternité.
Elle ne prend parti en aucun cas dans une situation de conflit dans le couple ou dans la famille. Elle se doit d'être un médiateur neutre.
Quand les futurs parents vivent les premiers signes de l'accouchement, ils appellent l'accompagnante et définissent avec elle la façon dont ils vont se retrouver à la maternité.
Pendant tout le temps de l'accouchement, elle s'efforce d'installer une atmosphère calme et intime, correspondant aux souhaits du couple.
Consciente que les seuls réels acteurs d'un accouchement sont la mère, le père, le bébé et l'équipe médicale, elle peut se retirer à leur demande.
Plutôt que "faire", l'accompagnante périnatale "est". Elle est là pour les futurs parents, comme ils le souhaitent, pour être à leurs côtés.
Entre les accompagnantes
Elles doivent avoir des rapports de consoeurs respectueuses, tant dans les propos que dans les actes.
Être présentée aux futurs parents comme binôme n'autorise pas l'accompagnante à s'approprier la clientèle amenée par sa consoeur.
Si une accompagnante a le droit, dans certains cas de suivre des parents gracieusement, elle ne peut abaisser ses prix dans le but d'une concurrence alors déloyale.
Elles se doivent mutuellement entraide et soutien moral.
Entre les accompagnantes et l'équipe médicale
Rien et aucune situation n'autorise une accompagnante à s'opposer à une décision médicale que prendrait une sage-femme ou un médecin. Elle peut toutefois s'assurer que les futurs parents ont compris la situation et qu'ils ont pu s'exprimer et être entendus.
L'accompagnante n'est pas habilitée à pratiquer des gestes médicaux (toucher vaginal, prise de la tension artérielle). Elle n'est pas habilitée non plus à "pratiquer" l'accouchement!
Elle a des relations basées sur le respect avec les sages-femmes des maternités où elle se rend à la demande des parents.
Elle ne va en salle de naissance que parce que les futurs parents le souhaitent mais il faut aussi l'assentiment de l'équipe médicale. C'est pour éviter des situations de surprise que les parents sont invités à évoquer cette question dès que possible avec la maternité choisie.
L'accompagnante a à cœur de proposer aux futurs ou nouveaux parents de consulter des professionnels dont elle tient les coordonnées à jour, selon ce qu'elle repère comme difficulté (médecin, sage-femme, PMI, consultante en lactation, psychologue…).
La partie administrative
L'accompagnante tient des dossiers clairs de ses accompagnements.
Elle fait remplir, le jour de l'accouchement, une fiche d'évaluation par l'équipe médicale en place. Ceci dans un but de reconnaissance nationale de cette profession qui doit passer par une évaluation locale.
Pour les mêmes raisons, elle fait remplir aux nouveaux parents, une fiche d'évaluation portant sur l'ensemble de son accompagnement.